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La CommuneDécouvrir GragnagueQuelques lieux clefs
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Quelques lieux clefs

La Place Bellegarde
La Tour de la Victoire et le Château d'eau
Le rond point de la Cambuse
La Chaussée
La Place du Foirail
La Fontaine
 
La Place Bellegarde

C’est début 1900 que la Place Bellegarde commence à ressembler à ce qu’elle est aujourd’hui.

Le conseil municipal et son Maire M. DUCLOS De BOUILLAS décident l’expropriation d’une parcelle appartenant à M. MAGNAC pour l’agrandissement de la «Petite place publique».
 
En 1903 M. le Préfet demande à la commune de prévoir la construction d’un groupe scolaire.    

En 1905, après de longues tergiversations le choix de l’emplacement se porte sur la partie Nord-Est de la place.

Le groupe scolaire fut construit en 1908. Il comprenait dans la partie centrale une salle pour les séances du conseil municipal, des logements pour chacun des maîtres, et de part et d’autre une salle de classe pour les filles et une salle de classe pour les garçons. A l’arrière, deux cours de récréation, deux préaux et des toilettes.

Au cours des années suivantes des marronniers furent plantés comme le montre la photo ci-dessus.
La place doit son nom à la famille BELLEGARDE. Ce nom de famille est associé à la commune de Gragnague dès 1659, année où Guillaume de St LARY- BELLEGARDE seigneur de SAINTRAILLES hérite de son père Antoine, des terres de Gragnague et d’Andax.

François Léopold de BELLEGARDE de SAINTRAILLES, né le 9 mai 1833, militaire de carrière, capitaine de régiment promu officier de la Légion d’Honneur, décédé le 26 janvier 1912 est le dernier Bellegarde connu.

Jusqu’en 1943 des «legs Bellegarde» étaient décernés annuellement et récompensaient financièrement des Gragnaguais méritants : Prix du meilleur élève garçon, Prix de la meilleure élève fille, Prix du meilleur administré homme, Prix de la meilleure administrée femme.
 
Sur la place se trouvait également un pont à bascule (non visible sur cette photo) qui servait de «Poids Public» : pesage des bestiaux et des charrettes de foin, de paille ou de bois …

Construit en 1891 et démoli en 1966 parce qu’il n’était plus utilisé et qu’on jugeait qu’il « déparait avec l’ensemble de verdure de la place ».
 
La Tour de la Victoire et le Château d'eau

La tour est un vestige d’un des deux anciens moulins à vent situés sur les terres en bordure de l’avenue de la Briqueterie.

Il y avait également une «Tuilerie» dont le four servait à la cuisson de la terre nécessaire à la fabrication de briques ou de tuiles.
 
Entre 1800 et 1900 cet ancien moulin fut transformé en château d’eau alimenté par l’eau pompée d’un puits tout proche ; il appartenait à M. Paul PRUNET.

Il servait également à l’irrigation de son jardin potager et de son verger dans lequel se trouvaient de nombreux fruitiers et des vignes de chasselas et de muscat.
 
De ce jardin, ne restent que les 2 piliers d’entrée que l’on aperçoit à droite en montant l’avenue de la Briqueterie.

Cet édifice a ensuite appartenu à M. Joseph AYNIE domicilié au n° 12 de la Place P. Prunet d’aujourd’hui.   

En 1916 il alimente par un réseau de tuyauterie cette demeure qui est à l’époque la seule maison de la commune à bénéficier de l’eau courante.
            
Le château d’eau est encore aujourd’hui une propriété privée.    

Au-dessus de la porte d’entrée on peut lire l’inscription gravée : Tour de la Victoire 1914-1918.

Dans les années 1930, il était de coutume, le 14 juillet, de hisser le drapeau tricolore et d’allumer des bougies que l’on plaçait sur les créneaux du château d’eau.
 
Le rond point de la Cambuse

Le nom La Cambuse est lié à l’histoire de la construction par la «Compagnie des Chemins de Fer d’Orléans » de la voie ferrée «Paris-Orléans-Midi» qui débuta en 1864 ; le tunnel fut creusé en 1870.

Rappelons que la gare accueillait de nombreux voyageurs :

des marchands de l’Aveyron et d’ailleurs qui venaient aux grandes foires de Gragnague
des Toulousains qui venaient pêcher dans Le Girou
mais également des cueilleurs de pastel et de fleurs de guimauve (réputées pour leurs vertus pharmaceutiques).
              

La gare de Gragnague a connu une activité très intense :
Autrefois, le café hôtel restaurant qui se trouvait en face de la gare était très fréquenté. Aujourd’hui ce sont des maisons d’habitation. Il ne reste que le soubassement des entrepôts de la gare de marchandises qui fut fermée en 1974.
 
La cambuse était une ferme qui pendant la construction de la voie ferrée faisait office « d’auberge » à l’heure des repas. Les ouvriers venaient y faire réchauffer leur gamelle.
            
Sur le coté de cette bâtisse se trouvait une auge dans laquelle les mules pouvaient s’abreuver.

Au grenier, il y avait même une pièce mansardée qui servait de bureau au chef de chantier.
 
Le Cambusier, M. ROUQUETTE, était le propriétaire de la ferme au lieu-dit « Preusse-Bas ».

Elle se trouvait en bordure de la D20, juste entre l’autoroute et la bretelle de Verfeil.

Elle a malheureusement été démolie pour laisser place aux «ouvrages» autoroutiers.
 
La Chaussée

Le GIROU, rivière de 2ème catégorie est très appréciée des pêcheurs.
       
Long d’environ 60 Km, il prend sa source à Puylaurens et se jette dans l’Hers à Castelnau-d’Estrétefonds.
La chaussée est une élévation de terre qui sert à retenir l’eau d’une rivière. A Gragnague, elle alimentait le canal du Moulin par un système de vannes.

Cet édifice est depuis longtemps en ruine. On peut encore voir les vestiges des pilastres soutenant les vannes et quelques restes de la passerelle servant d’accès aux mécanismes.
 
Aujourd’hui, seule la retenue en vieilles briques défie le temps.

Le moulin situé en contrebas de l’église (Chemin de la Fontaine) était utilisé autrefois pour moudre le grain.
C’était un moulin à 2 fois 2 meules qui, par manque d’eau, chômait la moitié de l’année.

M. MAURAN, instituteur de la commune en 1886, écrit qu’étymologiquement une des origines probables du nom de «Gragnague» vient du patois «GRAU» c’est à dire Grain et «AYGO» qui veut dire Eau.

Il faut savoir qu’en 1566 on l’orthographiait GRAIGNAGUE qu’en 1598 on écrivait GRANIAGUE que jusqu’en 1707 c’était GRAGNIAGUE et qu’enfin depuis et sans variante on l’écrit GRAGNAGUE.
 
Même si ce lieu peut inciter à la baignade, elle est interdite ; la municipalité ne peut-être tenue responsable en cas d’incident.
 
La Place du Foirail

Gragnague était renommée autrefois dans la région pour ses grandes foires.

Les plus importants rassemblements d’animaux avaient lieu :

Le 26 octobre : foire aux oies, aux dindons et aux jeunes porcs pour la St Dimitri.
Le 13 janvier : foire aux bovins et aux porcs gras pour la Ste Yvette.
Le 13 février : la petite foire appelée « Le Fierou ».
Les 1er mars et le 28 mai.
Une foire supplémentaire le 10 août, déplacée successivement le 30 juillet, puis le 30 août et le 2 septembre.
 
La dernière foire s’est tenue à Gragnague le 26 octobre 1970.
 
Le défilé de bestiaux et d’oies venant des villages voisins avait lieu dès les premières heures du jour.

L’expédition des bêtes par les acheteurs se faisait par voie ferrée.

La commune était équipée à l’époque d’une halle (détruite en 1957 pour cause de vétusté) et d’un pesage «Poids Public» qui a également disparu.

C’est en souvenir de ces foires que la municipalité a nommée en 2001 la route principale qui traverse le village : «Avenue du Champ de Foire».
 
La Fontaine

Voici ce qu’était le Chemin de la Fontaine au début des années 1900.

Cette fontaine alimentait autrefois un lavoir qui se trouvait quelques mètres en contrebas. Comme sur la carte postale ci-dessus les lavandières du village s’y rendaient pour faire leurs lessives.

Ce lavoir a disparu depuis des décennies et il ne reste que la fontaine qui coule toujours.

Sur le talus à droite en montant le Chemin de la Fontaine, on peut voir les ruines du mur d’enceinte, en pierre, du château féodal ayant appartenu de 1679 à 1707 à M. Guillaume de Caulet, seigneur de Gragniague, conseiller du Roy et grand président au parlement de Tolose.

Ce château fut la propriété successivement de Jean, puis de Guillaume, puis de Joseph, et enfin de Tristan de Caulet, grande famille de parlementaires.
            
Ce mur d’enceinte entourait une propriété de 6 hectares. Le bâtiment principal du château fut détruit en 1793 et les matériaux furent achetés par des habitants de la commune qui les employèrent à construire des fermes sur les diverses parcelles acquises au domaine seigneurial.
           
Dans la cour située derrière la mairie, il reste une partie d’un des murs de ce château.